Éditorial

Des cercles vicieux aux cercles discrets, d’Euclide à Desproges, ce numéro d’Au fil des maths nous permet de nous extraire un moment de notre quotidien. Claudie Asselain-Missenard et Henry Plane explorent chacun à leur manière, poétique et historique, le champ sémantique du cercle . On pourrait ajouter que l’étymologie du verbe chercher est aussi liée à celle du mot cercle via le latin circare… pas étonnant alors de voir la richesse des contributions pour ce fil rouge !

Un collègue m’a dit un jour que les mathématiques étaient selon lui la science des nombres et des formes. Les uns et les autres sont présents dans les programmes dès le cycle 1 et sont au cœur des premiers apprentissages comme le montrent à la fois l’article de Laurence Le Corf et celui de Caroline Bulf et Valentina Celi. Dans ce dernier, les auteures mettent en lumière l’importance de l’expérimentation et des pratiques instrumentées pour une construction progressive de l’abstraction . Avec un gabarit ou un compas, un thaMographe ou un ordinateur, construire un cercle n’est pas aussi simple qu’il y paraît ! Lors de la conférence d’ouverture des Journées Nationales à Bordeaux, Mireille Bousquet-Mélou a proposé trois caractéristiques pour un « beau » problème de mathématiques : c’est quelque chose de simple, qui soulève de vraies difficultés et qui est lié à « plein de choses ». Ne pourrait-on pas s’approprier ses termes pour qualifier l’enseignement du cercle de « beau » problème de didactique ? Le cercle est une forme simple s’il en est, son enseignement est complexe (mais ô combien passionnant) et est relié à « plein de choses », mathématiques ou non .

Bravo à tous les empêcheurs de tourner en rond qui ont contribué à ce demi-cercle… pas sûr qu’un second volume suffise pour faire le tour de la question, le fil rouge de la version numérique nous y aidera peut-être !

Alice Ernoult
Présidente de l’APMEP

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